Décédé...
Le chanteur-compositeur Neil Sedaka, est décédé le 27 février 2026 à Los Angeles en Californie. Il était né le 13 mars 1939 à Brooklyn, New York. Pianiste, formé à la Juilliard School, il a commencé à se produire dès l'adolescence. Il est une figure emblématique du Brill Building, véritable pépinière de talents pour les auteurs-compositeurs new-yorkais. Dès 1958, il collabore avec le parolier Howard Greenfield pour réaliser de véritable tubes, à l’image de Oh! Carol (RCA Victor 7595) qui se place numéro un dans de nombreux pays et reste l’un de ses plus grands succès. On trouvait en face B One Way Ticket (to the Blues) qui marquera également ses débuts. Suivront jusqu’en 1963 : Calendar Girl, Happy Birthday Sweet Sixteen, Breaking Up Is Hard to Do - n° 1 -… Il connait un regain de popularité dans les années 70 avec des titres comme, Laughter in the Rain et Bad Blood, tous deux n° 1. En 1972, il compose - sur des paroles de Phil Cody -, Solitaire, qu’il enregistre en juin de la même année pour son album (RCA Victor) au titre éponyme. La chanson fera très vite l’objet de reprises, entre-autres, par Andy Williams, en 1973, qui atteint la 4ème place du classement singles britanniques et par les Carpenters, en 1975, qui la place 17ème place au Hot 100, mais aussi par Johnny Mathis, Sheryl Crow, Shirley Bassey, Roger Whittaker… Elvis la reprend à son tour, le 3 février 1976, dans la Jungle Room pour son album From Elvis Presley Boulevard (APL1 1506). Avant que l'enregistrement ne commence, Elvis plaisante est dit : Je vais te montrer Neil Sedaka ! Sur les premières prises, il butte sur les mots, notamment sur le second couplet qu’il aborde timidement : A little hope goes up in smoke… - Un petit espoir s’envole en fumée… -. L’émotion transpire de bout en bout et l’on ne comprend pas bien que certains ne soient pas touchés par son interprétation qui est empreinte d’une grande délicatesse. Ce sera la prise 11 qui finalement sera retenue. Bien que le tempo, le timing, de la mélodie ait été changé par le King, ce qui dérange Neil Sedaka, il reconnait cependant : Elvis s’est inspiré de ma version. J’aime le feeling qu’il y met, l’émotion. Je pense qu’il a dû être touché par la chanson. En 1979, Solitaire fera l’objet, cette fois, dans sa version « pure », sans ajouts, d’un single (PB-11533), avec Are You Sincere, qui atteindra la 10ème place du classement country.
Neil Sedaka sur Elvis : En août 1971, Elvis m’a invité avec ma femme, Leba, à venir le voir à l’Hilton. Son show m’a enthousiasmé. Nous avons pu discuter ensuite backstage. Il était très sympa et se comportait en véritable gentleman. Il a offert un foulard à mon épouse et elle l’a toujours. Il y avait un piano dans sa loge et nous avons chanté du gospel. Si seulement j’avais pu enregistrer. Il m’a dit qu’il écoutait souvent mes disques, notamment quand il était en Allemagne. Il aimait ma voix haute de ténor. J’ai toujours été un fan. J’ai écouté Hound Dog et Don’t Be Cruel jusqu’à ce que le disque n’en puisse plus. Il avait un tel charisme, son image, sa sensualité interpellent aussi bien les hommes que les femmes. Il était merveilleux, quel look, tout le monde voulait le connaître, le rencontrer.
