La tournée mondiale qu'Elvis aurait adoré faire...
The Hollywood Reporter vient de faire, sous la plume de son critique de cinéma en chef, David Rooney, l'éloge d'EPiC. Il souligne notamment que : Le réalisateur australien confirme son admiration pour un sujet dont le charisme flamboyant, les émotions intenses, l'énergie débordante et le goût immodéré pour le clinquant les rapprochent indéniablement… C'est comme si Baz Luhrmann avait orchestré une séance de spiritisme, réveillant Elvis d'entre les morts avec une vitalité brute et une énergie hors du commun, rares même chez les vivants… Qualifier ce film de documentaire d'archives ou de film de concert serait peut-être exact, mais semblerait presque réducteur. Bien plus que cela, c'est une expérience théâtrale transcendante, une fête exaltante, un tourbillon visuel et sonore vertigineux qui sera un élixir pour les fans d'Elvis et une introduction incomparable pour ceux qui n'ont jamais vraiment saisi l'engouement qu'il suscitait. L'acronyme qui sert de titre n'est absolument pas exagéré… Voyez le film sur le plus grand écran possible, avec le système sonore multidimensionnel le plus puissant, et vous serez convaincu.
Faisant allusion aux réactions indignées suscitées par ses mouvements scéniques, Presley élude la question de toute connotation sexuelle. « Certains se demandent pourquoi je ne peux pas rester immobile quand je chante », dit-il. « J'ai essayé, mais c'est impossible. »… Presley apparaît comme un artiste d'une générosité exceptionnelle, se donnant à fond lors de concerts d'une énergie brute qui le laissent trempé de sueur… Son interprétation magistrale de Bridge Over Troubled Water de Simon & Garfunkel vous laissera sans voix… Ce qui est remarquable, c'est la spontanéité apparente des spectacles, jamais artificiels ni trop répétés, comme si le producteur avait délibérément choisi de maintenir une certaine liberté… Les costumes, en général, sont spectaculaires… C'est un film palpitant, entraînant et vibrant, véritable témoignage d'un artiste accompli, et Baz Luhrmann réaffirme son admiration en lui insufflant une vie si intense qu'il ne risquera jamais de tomber dans l'oubli.
Et si après ça vous n’allez pas voir le film !...


