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    « Préparez-vous à assister au meilleur concert de votre vie. »

            Renaud Baronian, Le Parisien

Alors qu’EPiC vient d’apparaître sur les écrans français ce mercredi 25 février, que le CD de la BO est arrivé dans les bacs et que Baz Luhrmann nous propose à présent le vinyle, nous poursuivons notre revue d’une presse qui tient le plus souvent des propos absolument dithyrambiques, cependant parfois curieux comme la critique de La Provence qui visiblement est à côté de la plaque.

A noter l’excellente chronique sur France5, le 26 février, dans C à vous la suite dans la rubrique : L'Œil de Pierre Lescure qui titre : Elvis en concert comme si on y était ! Aucune fausse note, avec des extraits d’une interview de Baz Luhrmann et un Pierre Lescure emballé par la performance.

Il était temps que la période 70 soit réhabilitée face à tous ceux qui depuis des décennies la calomnient sans même en avoir connaissance…

 Le Figaro par Olivier Nuc, titre : EPiC : Elvis Presley in Concert, un King drôle, bien vivant et pertinent.

EPiC, une version authentique et sans filtre de l’homme sur lequel tant de choses ont été racontées. Après avoir signé le biopic du chanteur en 2022,Baz Luhrmann livre un documentaire réjouissant qui restitue son génie scénique.

Il y a près de quatre ans, le réalisateur australien Baz Luhrmann s’emparait d’un des mythes les plus tenaces de la culture américaine : Elvis Presley. Et signait, avec le biopic Elvis, une puissante évocation de la première rock star mondiale, de son ascension dans les années 1950 à sa déchéance et sa mort précoce en 1977, à 42 ans. Mise en scène baroque, déluge d’effets, ce qui gâte parfois les réalisations du cinéaste fonctionnait parfaitement pour dépeindre Elvis, personnage « bigger than life » s’il en est. Afin de rendre l’acteur Austin Butler crédible dans le rôle du chanteur, Baz Luhrmann s’était appuyé sur des dizaines d’heures de vidéos d’Elvis. Avec un accent particulier sur les nombreux concerts donnés à partir de 1969 à Las Vegas. Mais aussi des interviews à différentes époques de sa carrière.

Ce qui fait le sel de ce nouveau film, EPiC : Elvis Presley in Concert, c’est son côté « Elvis raconté par lui-même ». Soit une version authentique et sans filtre de l’homme sur lequel tant de choses ont été racontées. Certains témoignent même l’avoir vu des années après sa mort. Mais les images, précieuses, montées par Luhrmann montrent celui qui fut considéré comme un demi-dieu presque à hauteur d’homme. Ce film est fait pour ceux qui aiment Elvis Presley, ses chansons, sa voix, sa présence scénique, plutôt que pour les curieux avides de révélations fracassantes. Le film que l’on attendait depuis longtemps.

Dans la première partie, en forme d’autoportrait, Elvis égrène les grandes pages de son répertoire, avec un sens de l’autodérision qu’on ne lui connaissait pas. Il est en effet le premier à ironiser sur la piètre qualité des films que le très douteux colonel Parker - son escroc d’imprésario - lui a fait tourner à la chaîne après le retour de la poule aux œufs d’or de son service militaire. Aucun n’est passé à la postérité. Mais le meilleur du film réside dans les moments de concert.

En 1969, Elvis se présente sur scène accompagné d’un groupe élargi, à des années-lumière du trio dépouillé de ses débuts. On y trouve le légendaireJames Burton à la guitare, Jerry Scheff à la basse, entre autres fines lames de la musique américaine. Elvis y chante divinement, un répertoire aussi bien puisé parmi ses propres classiques que chez les Beatles, Simon et Garfunkel ou Tony Joe White. Sapé comme un milord, en cape et en diamants,Elvis est au sommet de son glamour. L’homme est drôle, bien vivant, vibrant et pertinent. Au cliché qui veut qu’Elvis n’ait plus jamais été bon après le come-back spécial de 1968, ce long-métrage offre un puissant démenti. Impossible de rester de marbre devant les prestations de ce géant.
 

Le Nouvel Obs par Nicolas Schaller : EPIC : Elvis Presley in Concert : un docu-concert pour revivre avec frissons le grand come-back du King.

En travaillant sur le biopic « Elvis » (2022), Baz Luhrmann est tombé sur des images rares ou inédites dont il a tiré ce docu-concert arrimé au grand come-back de Presley à Las Vegas, en 1969, début de sa fin. Luhrmann a tout compris au King dont il dresse le portrait à grands traits, reliés à ses chansons, de là où il régnait : la scène. Images pétantes restaurées pour l’IMAX, son ébouriffant (à quelques retouches et réarrangements artificiels près), montage inspiré, le film vibre en chœur avec le King dont on redécouvre l’humour et l’instinct de show-man - il était son propre chef d’orchestre, suivi par un combo de musiciens hors pair. « Je commence à m’assécher, on dirait que Bob Dylan est assis dans ma bouche », lâche l’idole entre une prouesse d’interprétation, l’air de rien, et un lâcher de bécots (sur la bouche) à ses admiratrices. Un bonheur pour les fans, un must pour les autres.

 Paris Match par Fabrice Leclerc. Baz Luhrmann : « Dans « EPiC », c’est Elvis Presley lui-même qui raconte sa propre histoire »

Après la fiction sortie en 2023, Baz Lurhmann a exhumé des heures d’imagés inédites sur le King en répétition et en concert à Las Vegas. « EPiC » est un film captivant, qu’on soit ou non fan d’Elvis. Le cinéaste de « Moulin Rouge » nous ouvre les coulisses de ce film hommage… du personnage épique, il révèle surtout les coulisses de ses concerts, ses répétitions où l’on découvre un Elvis touchant. Et aussi le grand musicien qu’il était…

Le Parisien par Renaud Baronian. EPiC : un incroyable documentaire sur Elvis Presley avec des archives hallucinantes du King en concert. Constitué d’images d’archives souvent inédites de concerts livrés par le chanteur à Las Vegas dans les années 1970, ce documentaire musical exceptionnel montre à quel point il excellait dans ses performances scéniques.

Dans « EPiC », le réalisateur australien Baz Luhrmann fait revivre le King à travers, notamment, des images inédites de ses concerts filmées en 1970 et 1972. Préparez-vous à assister au meilleur concert de votre vie. Et sans bouger de votre fauteuil de cinéma. Car dans « EPiC » (pour « Elvis Presley in Concert »), en salles ce mercredi 25 février, le réalisateur australien Baz Luhrmann fait revivre le King à travers, notamment, des images inédites de ses concerts filmées en 1970 et 1972. Avec pour sensation un effet électrisant, du jamais-vu en matière de documentaire musical.

L’histoire, qui a conduit à la production de ce film, est à la hauteur de son contenu. Au début des années 2020, le cinéaste, en pleine préparation de son biopic « Elvis », avec Austin Butler, a vent d’images de concerts qui auraient été tournées à Las Vegas pour les besoins de documentaires en 1970 et 1972, et dont certaines chutes seraient inédites. Il se met alors en quête de retrouver ces bobines en 35 mm avec l’aide du service des archives de Graceland, le musée installé dans la résidence du King à Memphis. Énorme surprise au final : ce sont 59 heures de rushs quasiment inédits qui sont découverts. Le réalisateur et le musée vont passer deux ans à les faire restaurer et numériser. Pour, à l’arrivée, en garder les meilleurs moments dans ce documentaire d’1h35.

Mais « EPiC » n’est pas qu’un concert filmé. Toujours durant la préparation de son biopic sur Presley, Luhrmann a déniché d’autres archives rares, notamment de sessions - extraordinaires - de répétitions avec le groupe qu’il avait embauché en 1969 pour se préparer à ses concerts à l’International Hotel de Las Vegas. Par ailleurs, Elvis a toujours chanté sa vie : malin, le réalisateur en profite pour opérer des flash-backs, à chaque chanson entonnée en concert, via des archives illustrant sa jeunesse ou les grands moments de son parcours.

 Radiofrance : Les Midis de Culture par Philippe Azoury, journaliste, critique et auteur, Christophe Conte, journaliste. Pour poursuivre son exploration du personnage d'Elvis Presley, amorcée avec le biopic « Elvis », Baz Luhrmann dévoue au rockeur un documentaire musical.

En 2022, Austin Butler prêtait ses traits et sa voix à Elvis dans le baroque biopic éponyme de Baz Luhrmann. Cette année, c'est le véritable Elvis Presley que nous montre le réalisateur australien. Il s'agit encore de réecrire l'histoire du King : sa mort, son déclin - la faute est à son manager, leColonel (joué par Tom Hanks dans le biopic). EPIC. Elvis Presley in Concert se propose de valider cette thèse à force d’images de concerts, issues pour l’essentiel des tournages de deux films documentaires sortis dans la décennie 1970. Une suite à Elvis, mais un premier documentaire pour le réalisateur de Romeo+Juliette et Moulin Rouge !

L'avis des critiques. Philippe Azoury : C'est vraiment un rêve. En écoutant comme ça la bande son, j'ai trouvé qu'il y avait énormément d'échos, et c'est aussi l'effet que m'a fait la projection du film à la Géode. J'ai l'impression d'être choriste de Elvis à Las Vegas depuis 4 jours, j'ai l'impression de l'avoir senti, d'avoir touché le grain de sa peau. Sur le papier, l'idée que Baz Luhrmann mette ses gros doigts dans des archives d'Elvis à Las Vegas, qui n'est pas la période que je préfère d'Elvis, ça faisait très très peur. Pourtant ça fait trois jours que je suis totalement hanté par Elvis.

Christophe Conte : Ça m'a totalement épaté de voir qu'on pouvait retrouver des archives comme d'Elvis et en restaurer le son de cette façon. Mais surtout l'interview qui accompagne, cette espèce de voix-off qui est celle d'Elvis, qui raconte des choses qu'on n'a jamais entendues et même qu'on ne soupçonnait pas. C'est sa personnalité qui est incroyable. Pour moi c'était un hologramme un peu cireux qui ne parlait pas en dehors des premièresannées. Là on découvre un type hyper smart, très drôle. A un moment il rentre sur scène, il est un peu enroué, il dit : j'ai l'impression que Bob Dylan a dormi dans ma bouche.

 La Provence par Cédric Coppola qui ne donne qu’un 3/5 au film. EPIC : Elvis Presley in Concert, le King dans un film à mi-chemin entre le docu et le concert filmé. EPIC présente des images longtemps perdues de la résidence légendaire de Presley à Las Vegas dans les années 1970, mêlées à de rares images 16 mm d’Elvis en tournée, et à de précieux 8 mm provenant des archives de Graceland, ainsi qu’à des enregistrements d’Elvis racontant sa « version de l’histoire », redécouverts lors des recherches de Baz Luhrmann pour son film Elvis…

Baz Luhrmann persiste et signe avec une nouvelle proposition musicale - une de ses constantes depuis Roméo + Juliette et Moulin Rouge - qui témoigne à nouveau de sa passion pour le King. Cependant, il ne s’agit pas cette fois d’évoquer, comme en 2022, la relation du natif de Tupelo avec le fameux Colonel, manager peu recommandable à qui Tom Hanks prêtait corps dans le biopic porté par Austin Butler. Pas question non plus d’adopter le point de vue de son épouse Priscilla comme l’avait fait Sofia Coppola. Non, le cinéaste s’appuie quasi exclusivement sur les propos du rockeur, comme s’il commentait lui-même son parcours artistique. Le film tient la promesse faite dans le titre en montrant à plusieurs reprises Elvis en concert.

Cette approche permet d’entendre Elvis, ses doutes et ses envies, principalement en voix off lors d’interviews, sans tomber dans la multitude de témoignages d’interlocuteurs face caméra. Un choix qui fluidifie l’ensemble, dynamise le récit et permet d’être au plus près du ressenti du principal intéressé. Et que l’on se rassure, le film tient aussi la promesse faite dans le titre en montrant à plusieurs reprises Elvis en Concert, ce qui permet de trouver l’équilibre entre la partie show et les informations transmises aux spectateurs. Et autant dire que le côté performance assure… Ne serait-ce que pour le plaisir d’entendre des standards dans une salle de cinéma, avec un bon son tout en découvrant des images rares, montées avec rigueur. De quoi justifier le déplacement pour les nombreux fans, à qui cette œuvre à mi-chemin entre le documentaire et le concert filmé s’adresse principalement.